L'éloge d'une dame

Il est des lieux

Asshar N'wawal

koikondise

 

 


 

L'éloge d'une dame
Un petit mot reçu juste après mes contes érotiques donné à Fontenay sous bois ma chère ville.

Cher Moussa,
C'est un petit miracle de t'avoir retrouvé après tant d'années et d'avoir été invité par toi dans " le jardin des roses et des soupirs..."
Pure magie que ces instants hors du temps à t'écouter, à rêver au gré de ces chaudes évocations sensuelles..
Il fait bon être amoureux et je suis ô combien heureuse de l'être..
Imagines-tu un instant les nostalgies que tu dois réveiller dans les coeurs solitaires? encore qu'en même temps
tu leur donnes de quoi rêver, espérer - et puis, ne leur offres-tu pas le mode d'emploi de l'amour vrai? ( sourire)
Tu nous a vraiment tenues en haleine , dans la magie de tes évocations..et ton dialogue avec le public fut d'une telle délicatesse
d'un tel humour ! de quoi en effet faire "craquer" tous les puritains, tous les psychorigides, tous les "coincés" , comme disent les jeunes... Tous ces tableaux, toutes ces histoires, si sensuellement troublantes...
Chacun était en osmose avec toi au gré des mots, des gestes, des regards, des mimiques..dans la jubilation du prestigieux
cadeau que tu nous faisais, dans la complicité de cette offrande:de la poésie à l'état pur.
Cette soirée restera dans mon souvenir comme une des plus magiques que j'aurais vécue.. grâce à toi..
Mon amie, elle aussi, comme toute la salle, était sous le charme... Saliha aussi nous a envoutées et nous n'étions pas les seules..
Vous êtes un couple si accordé, si fort..toi comme comédien, elle comme danseuse...
Vous avez diffusé une si grande beauté, un rayonnement si intense, un tel amour .. avec une telle puissance... En relisant le texte, c'est vous deux que nous reverrons sous nos paupières, inséparables, indissociables de lui.. Encore mille et une fois merci d'exister et de faire que, grâce à la perfection de votre spectacle, chacun existe dans la plénitude de son être accompli!
Bernadette

 

IL est des lieux

Un petit mot d'un petit lieu très sympathique qui m'a accueillit avec la plus grande délicatesse et gentillesse c'est la ville de Garnay.

et qui dit ceci de moi : EN TOURNEE à Garnay. Tel Shéhérazade, Moussa Lebkiri nous murmure quelques secrets d'alcôve avec un regard pétillant et un sourire discret. Ambiance détendue pour un conte défendu, délicieux comme la bouffée d'une première cigarette fumée en cachette. Exit tabous et pudibonderie, la prose est tellement belle que l'érotisme n'est pas vulgaire. Le corps et ses plaisirs se content sans rougir et deviennent tout un art, la sensualité s'effleure du bout des lèvres. Puis Saliha Bachiri entre en piste et vous enivre dans une langoureuse danse du ventre qui image parfaitement le propos du conteur. Dès lors, le rose vous monte aux joues et l'air se fait plus doux. Vous voilà entrés dans "Le jardin des roses et des soupirs". Spectacle  adulte.

Un moment d'émotion passé avec le public me fait dire qu'il est des endroits comme celui-ci, qui nous fait encore plus aimer notre métier de rêveur public. Un temps arrêter en cette ville pour laisser la parole à celui aime dire ... un moment suspendu à ma mémoire qui sème des mots pour que renaissent à chaque pas mes histoires d'hier belle, aujourd'hui encore plus belle  que la veille..


A Moussa " Assahar N'wawal"
L’extraordinaire voyage au cœur du « Jardin parfumé ». « Le jardin des roses et des soupirs » est un texte ponctué d’images et d’idées dont le verbe porte en lui l’audace et le courage de bousculer les interdits appelant ainsi à l’effacement des confins entre le licite et l’illicite, le légitime et l’illégitime, le possible et l’impossible …… Ce récit à connotation érotique nous invite à nous immerger dans un univers où la félicité, le désir et le plaisir sont au cœur de la vie et où la jouissance est exaltée à l’extrême. Cette mise en scène de la sexualité des hommes et des femmes surprend, interpelle, dérange, déroute. Elle bouleverse les sens, les bouscule et les propulse hors du carcan des conventions et des moralismes de tous genres. Le parfum enivrant des désirs suspendus à l’orée du jour naissant, l’éblouissement des sens, le scintillement des rêves aux formes indéchiffrables nous incitent à nous abandonner à un tourbillon d’ivresse et à demeurer sourds aux rappels à l’ordre qui fusent de toutes parts. Cette mise à nu des fantasmes enfouis dans les fins fonds des songes; l’éclosion d’émotions confinées dans les replis des corps cloîtrés dans le sanctuaire du silence et de l’oubli; l’échappée de la coulée du temps d’une multitude de voix, de couleurs, de formes et de tonalités nourrissent les rêves les plus fous impliquant ainsi un rapport renouvellé à l’ordre des choses, autant d’indices qui suggèrent qu’un autre monde est possible; un monde qui puise sa quintessence dans la sève de l‘aube, cet instant symbolisant la jonction entre l‘achèvement de la nuit et le commencement du jour; ce moment de fusion des corps, des esprits, des errances… Emerveillement. Enivrement. Egarement. Puis engendrement d’un « moi » qui, à l’écoute du souffle du verbe et de la convulsion des mots, s’éveille au désir de vivre afin de faire « de sa vie un rêve et de son rêve une réalité ». Merci Moussa pour ce merveilleux moment de félicité, d’«intimité » et de complicité. Toi, « l’Alchimiste du verbe », « Assahar N’wawal » ou encore « Majnoune el harf wa el kalam », que les fils de tes histoires, de tes « Mahbouleries » se nouent, se dénouent et se renouent afin de former un long écheveau tissé de mots porteurs de promesses d’espoir, de lumière et de liberté.

Nadia AGSOUS Dimanche le 25 juin 2006.
Journaliste/ Doctorante en sociologie de la migration. Institut Maghreb-Europe. Paris

Koikondise
Quand j'ai reçu cet petit gentille d'une cousine lointaine avec toutes ses éloges, je me suis dis, non je ne peux pas mettre ça sur mon site. Elle porte le même nom que moi et cela ressemblerai trop à du copinage ou du cousinage. Puisque mon élogieuse est de ma cousine et porte le même nom que le mien. Cela ferait jaser Moussa engage de la famille pour lui faire de la pub à l'oeil. J'étais donc très embarrassé j'ai alors appelé ma cousine au téléphone, pour lui dire que son texte était très beau, mais que je ne peux pas l'utiliser pour les raisons citées plus haut. Elle me répond aussi génialement que son article, que je peux mettre ses initiales ainsi "L.Z". Ah non escamoté un nom qui est un peu le mien non ! Après tout c'est bien de ma faute si mon spectacle lui à plus le spectacle. Et je me suis dis que même sous la torture on ne peut pas écrire une chose pareil. Et comme il y avait assez de coeur et de raison, je le livre pour vos yeux telle qu'il est koikondise.

Salut l’Artiste,
            Le regard du spectateur qui suit le regard que Moussa pose sur le monde, reste suspendu, au geste et au verbe, au gré du périple qui commence sur les bords de la Seine pour accoster sur des contrées lointaines, celles qui bordent le sud de la Méditerranée. Aussi loin que remonte le souvenir, aussi près que l’inspire l’actualité, le sage homme, son personnage, bâtit et défait, construit et lie pour délier d’un trait d’humour les châteaux de rêves trop étroits pour accueillir sa muse. La danse rythme sa quête d’un absolu qui s’effrite. Les apparitions furtives d’une Hadjila, son idole, tour à tour enjouée, gaie, splendide sont des occasions multiples pour revisiter les trésors enfouis. Car Hadjila porte l’histoire de cette terre, corps et âme, elle offre, accueille, s’épanouit et s’enrichit au contact. On découvre son épopée, on admire sa générosité et sa grande beauté. C’est l’univers magique qui relie le personnage à sa vedette et la vedette à son public.
            Mais le songe peut être un oracle et l’oracle s’immisce et s’impose, ainsi en ont décidé les hommes, d’enterrer les emblèmes ou de les dévoyer. L’artiste est frappé de vie, il porte son âme en bandoulière et raconte. Il raconte les spasmes de la terre qui s’accroche à son honneur. Il raconte ses enfants, pris au piège d’une richesse souffrant de l’opulence nourricière de débauche. Il raconte ses ancêtres surgissant du trou noir de la mémoire. Une mémoire inclinée à l’instar de symbole de l’Unité gisant sur le mur de la scène au lieu de le porter. C’est le passé qui a enfoui les Hommes Libres. C’est le présent qui a trahi les Hommes de Gloire. Leurs emblèmes, tous deux enveloppés de blancheur attendent la pureté. Seuls les artistes et les poètes entendent l’appel. Ils offrent le chant pour le retour parmi les hommes de la gloire des uns et de la liberté des autres. L’hymne national glorieux dans une langue Amazigh libérée scelle l’offrande.

Zéhira Lebkiri

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Moussa Lebk